Quand la nature perturbe les avions

Depuis quelques jours, l’Islande est le centre de toutes les discussions et est le sujet de prédilection des media. C’est sur cette île du grand Nord que s’est réveillé le volcan Eyjafjöll. Et alors ? Ce n’est pas la première fois qu’un volcan entre en éruption, qu’a-t-il de spécial ?

En lui même, rien ! Son panache de fumée ne s’est élevé qu’à 6km d’altitude mais des vents ont emmené des particules de cendres dans l’atmosphère sur tout le nord de l’Europe. Ces particules sont particulièrement abrasives et donc nocives pour les moteurs des avions. Eurocontrol a réagi assez durement en imposant une fermeture de l’espace aérien là où le nuage de cendre se serait dispersé. Le problème est que cette zone inclut les grands aéroports européens comme Paris, Londres ou encore Bruxelles. Or une grande partie du trafic aérien passe par ces aéroports (aussi appelés hubs). Leur fermeture a provoqué une paralysie d’une partie du trafic aérien mondial bloquant à ce jour 7 millions de voyageurs. Les compagnies aériennes accumulent les pertes par millions d’euros. Elles exercent une forte pression sur Eurocontrol en menant leurs propres tests et en critiquant sévèrement le manque d’information et de données scientifiques relevées par l’organisme européen.

France5 a consacré son émission C dans l’air du 19 avril en passant en revue les différents aspects de cet événement. L’émission résume assez bien la situation en passant en revue les différents points de cette « crise » des transports.

Un réouverture progressive de l’espace aérien est prévue pour ce mardi 20 à 8h.

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